Transparence

Sources et calculs

Une hauteur observée, une prévision de niveau et une estimation de surcote ne décrivent pas la même chose. Voici ce qui alimente Marée Alerte et comment nous l’utilisons.

Les hauteurs mesurées : Shom / REFMAR

Nous collectons les observations de dix stations : Le Crouesty, Lorient, Larmor-Baden, Vannes, Port-Tudy, Concarneau, Audierne, Brest, Saint-Nazaire et L’Herbaudière. La collecte est programmée toutes les six heures et dépend du fonctionnement de la machine qui l’exécute. L’historique public expose les sept derniers jours collectés ; une archive locale conserve les observations reçues.

Les données brutes ne sont pas nécessairement validées. À un même instant, nous privilégions les mesures validées différées, puis validées horaires, puis brutes haute fréquence. Les lacunes ne sont pas comblées artificiellement. Le repère vertical fourni par la station est indiqué lorsqu’il est disponible.

REFMAR, réseau de référence des observations marégraphiques

La carte des niveaux : modèle Shom TOLOSA

La couche NIVEAUX_TOLOSA_R1130_ARMOR-200M fournit des prévisions horaires à une résolution d’environ 200 mètres. Nous consultons le niveau total (ssh) et la surcote météorologique (surge) au même point et au même instant. Leur différence fournit la composante de marée du modèle. La fenêtre disponible dépend de la dernière publication du Shom.

La vue des observations sur 96 heures utilise également cette source pour les 48 heures futures. Au Crouesty, la maille du marégraphe est masquée : le point de prévision est à 47,534° N et 2,900° O, environ 1 km au sud du port. Il est indiqué sur la carte et ne constitue pas une prévision exactement au marégraphe. À Larmor-Baden, la maille du marégraphe est également masquée ; la prévision utilise le point 47,580° N et 2,899° O, à environ 350 mètres. Ces niveaux modélisés sont relatifs au niveau moyen du modèle. Ils ne constituent ni une mesure locale, ni une limite de submersion sur le terrain. La côte dessinée sur la carte reste fixe.

Portail des données du Shom

La prochaine grande marée du header

Le bandeau retient le premier jour à venir, ou le jour en cours, dont le coefficient maximal atteint 100. Il utilise un calendrier vérifié couvrant septembre à décembre 2026, issu des prédictions Shom reproduites par Destination Vendée Grand Littoral. La date est sélectionnée automatiquement selon l’heure de Paris. Ce calendrier est indépendant de nos courbes et nécessite une mise à jour pour les années suivantes.

Calendrier source et coefficients

Les marées et la météo

Les horaires et hauteurs de marée sont recherchés auprès de StormGlass lorsque le service est configuré et disponible. L’ancien secours harmonique à constantes fixes a été désactivé : ses phases ne concordaient pas avec les observations locales. Lorsque StormGlass est indisponible, aucune courbe théorique ni analyse dérivée des pleines mers ne le remplace. Les observations Shom et la carte TOLOSA restent indépendantes de ce service.

La courbe estimée est interpolée entre les extrema par une fonction cosinus. Les mesures réelles apparaissent sur un axe distinct lorsque leur repère diffère : l’écart visuel entre les deux courbes ne peut pas être interprété comme une surcote.

OpenWeather fournit pression, température, direction et vitesse du vent. La vitesse est convertie de m/s en km/h en la multipliant par 3,6. Les flèches de vent sur la carte représentent les conditions du point sélectionné, pas une grille de mesures locales.

StormGlass · OpenWeather, météo actuelle · OpenWeather, prévisions

La pression sur les graphiques des observations

Open-Meteo fournit la pression atmosphérique horaire ramenée au niveau de la mer (pressure_msl), en hPa, aux coordonnées du port. Le trait violet continu représente les données passées du modèle météo et les pointillés ses prévisions. Cet historique provient de prévisions archivées, pas d’un baromètre installé au marégraphe. Nous consultons huit jours passés et trois jours calendaires incluant aujourd’hui, puis limitons l’affichage à la période choisie. Les réponses sont mises en cache pendant une heure ; les valeurs absentes restent absentes. La vue par défaut montre 48 heures passées et 48 heures futures.

Open-Meteo, documentation et données météo

Notre estimation simplifiée de surcote

L’effet de pression est estimé par (1 013,25 − pression en hPa) × 0,01 m. La contribution du vent utilise sa vitesse au carré et sa composante orientée vers la côte : (0,000003 × vitesse² × cosinus de l’angle) / 15, avec une vitesse en m/s. Une contribution dirigée vers le large est ramenée à zéro. L’orientation côtière par défaut est de 225°.

La somme est multipliée par un coefficient de zone : 1,4 dans le golfe du Morbihan, 1,3 vers Étel, 1,15 vers Quiberon, et 1 ailleurs. Ces zones et coefficients sont des approximations empiriques. Les seuils de 30 et 50 cm qualifient cette estimation de surcote, pas la hauteur d’eau dans une rue.

Ce calcul n’est pas encore calibré automatiquement sur les observations locales. Il peut différer du modèle Shom affiché sur la carte. Pour calculer un écart fiable, observation et prévision doivent partager le même lieu, la même heure et le même repère vertical.

Vagues : CANDHIS / Cerema

Le réseau CANDHIS, porté par le Cerema et ses partenaires, fournit des observations de houle. Le connecteur suit trois campagnes et récupère leur historique par lots toutes les six heures lorsque l’accès est configuré sur cet hébergement. Les mesures reçues, leur date et l’état de la collecte sont consultables sur la page des observations. Une interruption du producteur peut retarder les données ; les anciennes mesures restent identifiées comme telles.

Hm0 et H1/3 sont des statistiques différentes de hauteur des vagues, conservées avec leur intitulé d’origine. Elles ne sont pas assimilées à la hauteur de la mer ni ajoutées directement au calcul de submersion. Les relevés temps réel sont bruts. Les dates sans fuseau sont interprétées en UTC, sous réserve de confirmation du producteur avant tout recalibrage quantitatif.

CANDHIS, observations de houle

Fond de carte et recherche de lieux

OpenStreetMap fournit le fond cartographique. Nominatim est utilisé pour rechercher les lieux. Les coordonnées et requêtes nécessaires à ces services leur sont transmises lors de leur utilisation.

© OpenStreetMap contributors · Nominatim

Photographies aériennes du relief

Le mode détaillé 3D utilise les orthophotographies PCRS à 5 cm, © IGN et partenaires, avec un repli BD ORTHO à 20 cm si le PCRS est indisponible. Dans le Morbihan, le PCRS est produit avec Morbihan Énergies. Ces images sont diffusées via la Géoplateforme sous Licence Ouverte 2.0. Le sol est affiché au pas natif de 1 m, aux proportions réelles par défaut ; les vues plus larges restent accessibles dans « Vue d’ensemble ». Les photos sont plaquées sur le sol, les toitures et la végétation du décor. Le raccord terre-mer est progressif ; l’eau et les zones inondées restent calculées à partir du scénario. Il s’agit des images aériennes disponibles, sans garantie de prise de vue récente ni d’une date de vol unique. Le cache vérifie mensuellement les images et conserve les dernières photos si le service est indisponible. Une date de rafraîchissement du cache ne signifie pas une nouvelle prise de vue. La texture ne modifie pas les altitudes ni la connexion à la mer du modèle scientifique.

Catalogue BD ORTHO de l’IGN · Catalogue PCRS

Bâtiments et végétation en 3D

La BD TOPO de l’IGN fournit les emprises et hauteurs des bâtiments. Les murs sont représentés en volume avec des façades simplifiées. Les toitures et la cime des arbres utilisent un modèle numérique de surface à 50 cm : LiDAR HD lorsque la couverture est exploitable, sinon MNS Correl, issu de la corrélation de photographies aériennes. Les limites de hauteur des toitures suivent les valeurs BD TOPO. Sans hauteur exploitable, aucun volume de bâtiment arbitraire n’est ajouté.

Le sol conserve Litto3D à 1 m et sa bathymétrie. Le décor est indépendant des calculs : les arbres et les toits ne ferment aucun passage de l’eau et ne changent pas les surfaces inondées. Le MNS ne constitue pas une reconstruction complète des façades ou des troncs. La source réellement utilisée est indiquée dans la vue 3D. Le cache est revérifié à la consultation après 30 jours.

BD TOPO · MNS Correl · MNS LiDAR HD © IGN, Licence Ouverte 2.0.

Ce que l’outil ne permet pas encore

Un prototype de rivage et de submersion autour de Larmor-Baden calcule désormais une enveloppe statique reliée à la mer sur le terrain Litto3D Bretagne et Morbihan, à une maille de 5 m, affinée à 1 m dans un rayon de 100 m autour des points du secteur. La vue 3D utilise les dalles Litto3D natives à 1 m, avec une connexion à la mer recalculée à 1 m sur tout le domaine. Le détail s’affine en zoomant ; la résolution du dessin et l’amplification verticale sont indiquées. Les surfaces inondées restent comptées à 1 m même lorsque le dessin est simplifié. La vue 3D représente l’eau par un plan horizontal unique au niveau du scénario, masqué selon le relief et la connexion à la mer. La mer est de couleur uniforme ; la submersion des terres reste rouge à 20 %. Ce rendu ne reconstitue pas de profondeur dans les lacunes. La vue 3D affiche par défaut de l’eau là où la surface du terrain manque, y compris dans les grandes lacunes : c’est une hypothèse visuelle. Le menu « Terrain absent » permet de limiter la correction aux petits trous entourés d’eau ou de laisser les lacunes en blanc. Ces modes ne modifient ni les données sources, ni la connexion à la mer, ni les surfaces calculées et ne fournissent aucune profondeur supplémentaire. Les lacunes restent inconnues dans le modèle et un pas de 1 m ne garantit pas une exactitude de 1 m. Les coupures en escalier de la carte TOLOSA signalent des mailles sans prévision, pas un obstacle à l’eau. Il permet des scénarios de basse et haute mer avec pression et vent simplifiés. Ce prototype ne prédit pas encore le rivage réel d’un événement daté. Les altitudes sont exprimées en IGN69 ; la connexion est calculée sur quatre voisins et respecte les lacunes. Les petits ouvrages, vagues et temps de propagation restent à traiter. La conversion des niveaux du marégraphe 449 et de TOLOSA vers IGN69 doit être confirmée avant tout couplage aux prévisions. Un apprentissage local borné est préparé à partir de prévisions archivées avant échéance et de mesures validées.

Marée Alerte est un projet collaboratif expérimental. Pour une décision de sécurité, consultez les autorités locales et la vigilance officielle de Météo-France.